Weekliddity Normandie

Veille de la semaine du 05 Octobre 2020

Eclairer les décideurs Normands des enjeux sociaux, économiques et
environnementaux du territoire.

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Veille de la semaine du 05 Octobre 2020

Eclairer les décideurs des enjeux sociaux, économiques et
environnementaux en France.

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Veille de la semaine du 28 Septembre 2020

Eclairer les décideurs Normands des enjeux sociaux, économiques et
environnementaux du territoire.

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Veille de la semaine du 28 Septembre 2020

Eclairer les décideurs des enjeux sociaux, économiques et
environnementaux en France.

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Enjeux post-crise du secteur aéronautique et spatial

💥 Les avions : ça pollue. A bas l'aviation, prenons tous le train ? Pour notre #quidditube du mardi je voulais parler d'un secteur qui divise, celui de l'#aéronautique et #spatial. 💸 Le secteur a été très fragilisé par la #crise et les plans de financements nationaux ne sauveront pas toutes les PME concernées dans l'industrie. ☝️ Vous savez, ceux qui participent à la construction, la maintenance et l'assemblage des aéronefs militaires ou civils. 🌱 Pour répondre aux pressions sociétales, le secteur s'était doté d'une stratégie bas #carbone, bas particules et bas bruit d'ici à 2050. 👏 Une stratégie qui a revu son objectif à 2035. Merci qui ? Merci la crise ! L'avion à #hydrogène peut permettre d'atteindre cet objectif ! 🦾 Un défi technique : il faut concevoir un maillage bas carbone sur toute la filière hydrogène. ♟ Un défi stratégique : le secteur entier doit s'adapter vers le bas carbone, ce qui veut dire : transformation de l'entreprise. 🇫🇷 La France peut devenir leader de l'aviation décarbonée, parce que : - Notre mix électrique est à 80% peu ou pas carboné. - Nous avons une industrie aéronautique locale complètement développée verticalement. 🔥 PME : comment vous adapter ? La transformation est parfois complexe et nécessite une vision systémique. Nous vous accompagnons grâce à notre offre systémique, packagée pour les PME. Ne cherchez pas, nous sommes le seuls à faire cela.

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Veille de la semaine du 21 Septembre 2020

Eclairer les décideurs Normands des enjeux sociaux, économiques et
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Veille de la semaine du 21 Septembre 2020

Eclairer les décideurs des enjeux sociaux, économiques et
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A l’aube d’un nouveau paradigme ?

Le monde actuel est en pleine vague d’innovation ?

Cette vague naissante s’explique par les poussés scientifiques de ces dernières années + la poussée technologique qui s’intensifie + la synthèse créative en cours peut nous promettre de belles innovations pour un futur plus désirable…

L’état de crise n’est pas un facteur aggravant au contraire : les crises majeures ont souvent été des moteurs à la synthèse créative des connaissances et technologies accumulées.

Pour le sortir de la crise, il faut innover, si et seulement si l’innovation sert au progrès humain. La plupart des innovations humanistes naissent dans des périodes de crise sous la pression de l’urgence…

Contexte actuel :

Catalyseurs :

  • Crise financière

  • Pandémie, risque de nouvelles épidémies

  • Conflits internationaux ou coopérations nouvelles

Poussée scientifique et de recherche :

  • Progrès des connaissances et inventions venues d’ailleurs

  • Environ 6000 chercheurs fréquemment cités dans différents domaines issus de près de 60 pays.

  • Pays asiatiques ont démontré leur puissance d’innovation (naval, aéronautique, data science, IA…) et de réaction face à la crise

  • + de 10 millions de chercheurs et d’ingénieurs travaillent dans le monde alors qu’ils n’étaient que 5 millions

Poussée technologique :

  • Virtuel et ingénierie numérique

  • L’IA et les modélisations des effets du changement climatique pour anticiper les coûts humains et financiers et la hausse des sinistres à venir… une innovation qui bouscule le secteur de l’Assurance et les gestions politiques des territoires.

  • La capture carbone pour décarboner l’atmosphère et le transformer en biocarburant ou gaz industriel

  • L’Enviromatics qui développe des outils d’alerte et de prévision en temps réel sur les données des océans, de l’atmosphère, du vivant et de la terre de plus en plus fiables pour pouvoir agir plus vite.

  • Internet quantique pour sécuriser les données et les objets connectés

  • La miniaturisation de l’IA pour minimiser les besoins en énergie et sécuriser les données

  • L’agrégation des données connectées et la confidentialité différentielle pour agréger de manière plus sécurisée les données personnelles dans des bases.

  • Les monnaies virtuelles qui potentiellement peuvent devenir universelles et bousculer les lois des marchés

  • L’IA au service du diagnostic médical en temps réel : les montres qui descellent les anomalies du ryhtme cardiaque

  • La médecine génétique : une approche personnalisée de soin centrée sur le génome des malades pour cibler le traitement le plus efficace. Les recherches sur un vaccin personnalisé anti-cancer sont assez prometteuses.

  • Les biotech qui développent des traitements pour ralentir les effets de la vieillesse sur nos cellules et donc augmenter l’espérance de vie.

  • La recherche et découverte de nouvelles molécules de médicaments grâce à l’IA et les algorithmes

  • Les néo-centrales nucléaires plus petites et plus fiables ainsi que la fusion nucléaire en cours de recherche pour une énergie moins carbonée.

  • La fausse viande ou les steaks in vitro

Crises sectorielles :

  • La crise a mis en lumière les faiblesses de certains pays, de certains secteurs d’activité (aviation, automobile…) et de certains types d’innovations ( ?).

  • Certains secteurs touchés par la bourse (transports aérien et maritime, tourisme, luxe et textile et la tech)

  • Dépendance de certains secteurs à la Chine : industrie pharmaceutique : 90 % de l’insuline et 80 à 85 % des principes actifs pour les médicaments ; chaussures : 60 % ; téléphonie mobile : 70 % ; transport maritime…

Poussée humaniste et crises sociétales :

  • Repositionnement de l’homme et de la nature au centre du système (d’abord la santé avant l’économie ? Place de l’humain dans notre système actuel ? Éclatement des tensions et injustices sociétales (racisme, violences policières, valorisation des métiers « utiles »..)..

  • Relation à l’argent et répartition des richesses (plafond des salaires hauts…)

  • Éducation pour l’épanouissement, le développement personnel : prendre conscience de sa place dans la nature

  • Chercher à construire le monde idéal, le futur désirable

Relance de l’innovation pour un nouveau progrès humain ? Vague naissante humaniste et durable ?

Ce sont lors des grandes crises que les innovations humanistes dans le sens « au service de l’humain » naissent. Avec la crise actuelle, nous comprenons que les impacts et pressions sur l’environnement ont des conséquences jusque dans le porte-monnaie donc à très court terme. Cette prise de conscience qui certes ne date pas d’hier est peut-être aussi le signe de l’émergence d’une nouvelle vague. Car ce genre de discours date de années 70…

La connaissance scientifique est solide. La connaissance technologie en phase d’accroissement, notamment sur les transports, la ville intelligente, les ressources renouvelables et la biodiversité.

Notre modèle de pensée actuel oscille entre une vision qui place l’économie au centre des décisions, au détriment de l’Homme et de la Nature. La vision systémique actuelle prône une mise en équilibre des 3 sphère de notre système actuel. Mais la hiérarchie naturelle du monde dans lequel nous vivons voudrait que ce soit le vivant au-dessus de toute considération financière.

Arriverons-nous à la synthèse créative de ces poussées ?

Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle vague centrée sur le vivant au sens large ?

En conclusion

Nos prises de décisions en période de crise sont soumises à des biais naturels qui nous empêchent d’appréhender le temps long et d’agir de manière complètement éclairée. Nos émotions, nos tripes nous orientent parfois sur des chemins dénués de logique globale. Ce n’est pas un fatalisme que de s’en rendre compte. Mais les changements systémiques pour un nouveau paradigme qui met au centre de toute décision le vivant, demandent plus d’effort que de vouloir reproduire un passé rassurant ou un futur désiré. Dans ce contexte, et du point de vue des entreprises, nombreuses sont celles qui vont considérer qu’innover maintenant n’est pas une priorité, voire dangereux. Et pourtant… innover maintenant c’est saisir toutes les opportunités qu’offrent le présent. Car nous sommes à la croisée des chemins et les acteurs qui choisissent aujourd’hui de décider le monde de demain seront les leaders du prochain paradigme.

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Veille de la semaine du 14 Septembre 2020

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Veille de la semaine du 14 Septembre 2020

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Décider d’innover face à l’incertitude : pourquoi notre cerveau ne nous aide pas ?

En période d'incertitudes, les entreprises ont tendance à utiliser des outils sophistiqués d’aide à la décision... Cette utilisation méticuleuse permet une clarification des problématiques et une analyse de départ… Mais à l’arrivée, les solutions retenues sont souvent subjectives… Que nous le voulions ou pas !

Cette semaine nous vous invitons à découvrir pourquoi !

Nos décisions dépendent de biais (voir vidéo précédente) mais aussi, de la manière dont nous captons l’information et partons à la recherche de celle-ci.

En période d’incertitudes, nos capacités à analyser l’environnement et les données à disposition, dépendent d’un facteur émotionnel et très subjectif : l’individu.

Ainsi, décider de manière rationnelle face à l’incertitude ce n’est pas intuitif. Et décider d’innover dans cette période : encore moins.

Pourtant, quand on essaie de comprendre pourquoi notre cerveau nous brime dans nos facultés à explorer l’information, le champ des possibles s’ouvre et décider devient plus aisé.

Dans cette vidéo, nous verrons en particulier :

  • Les capacités « limitées » de notre cerveau à traiter l’information exhaustive

  • La tendance que nous avons à ne pas agir face aux catastrophes avec de nombreuses pertes humaines

  • La manière dont nous accédons et sélectionnons l’information face aux incertitudes attendues ou inattendues

  • Et enfin, notre propension à l’immobilisme face aux risques

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Veille de la semaine du 7 Septembre 2020

Eclairer les décideurs Normands des enjeux sociaux, économiques et
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Veille de la semaine du 7 Septembre 2020

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Veille du 03 Septembre 2020

5 informations à retenir des dernières 24H.

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Veille du 02 Septembre 2020

4 informations à retenir des dernières 24H.

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Veille du 1 Septembre 2020

4 informations à retenir des dernières 24H.

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Veille du 29-30-31 août 2020

6 informations à retenir des derniers jours.

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4 biais des l'incertitude

Rationalité limitée face à l’incertitude : pourquoi notre cerveau ne nous aide pas ?

Nous l’avons vu dans la vidéo sur les crises systémiques : les crises qui touchent les populations et les marchés ont souvent des causes et des conséquences sur tous les domaines de l’activité humaine.

Les résultats de ces crises c’est qu’elles génèrent beaucoup d’incertitudes, et ce, à tous les niveaux du système. Pourtant le sommet de la crise est un appel à l’action, au changement et de nos décisions dépendent le nouvel équilibre.

C’est intéressant de comprendre que, face à une crise, l’humain veut le changement d’abord pour maitriser l’incertitude, puis seulement après pour augmenter sa capacité de survie sur le temps long.

Pourquoi ? Parce que cela demande de se projeter dans un temps long, ce qui est mécaniquement assez difficile pour le cerveau humain.

La vidéo suivante explore 4 biais cognitifs mis en cause dans les décisions irrationnelles en période d'incertitudes :

  • La théorie des perspectives (Biais d'optimisme)

  • L'excès de confiance

  • Le biais d'ancrage

  • L'escalade de l'engagement

Veille du 28 août 2020

2 informations à retenir des dernières 24h.

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Veille du 27 août 2020

5 informations à retenir des dernières 24h.

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Veille du 26 août 2020

5 informations à retenir des dernières 24h.

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Veille du 25 août 2020

5 informations à retenir des dernières 24h.

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ANALYSE SYSTÉMIQUE DE LA CRISE COVID-19

Cela ne vous a pas échappé, la crise actuelle a pour origine un déséquilibre de la strate environnementale :

Un agent pathogène du règne animal, faisant partie de notre écosystème environnemental – ici un coronavirus, est transmis à l'Homme.

Cette transmission de maladies d'un animal à l'Homme, appelée zoonose, existe probablement depuis l'époque des chasseurs cueilleurs.

Elle est favorisée par la sédentarisation des populations et la proximité de celles-ci avec les animaux sauvages.

Le déséquilibre au niveau environnemental est donc ici favorisé par le braconnage d’espaces sauvages, à la destruction de la nature, au déséquilibre de la biodiversité et de l’écosystème.

Par le passé, ces déséquilibres, ces zoonoses restaient cantonnées à des territoires délimités, jusqu'à ce que les populations voyagent à grande échelle et ce, de plus en plus vite.

C'est donc d'abord le flux de personnes qui impacte la strate sociétale.

L'augmentation exponentielle des échanges internationaux, aussi bien pour le transport de marchandises que de voyageurs en témoigne : on est passé de 730 millions de voyages annuels en avions en 1980 à 4,5 milliards en 2019 !

Le flux de populations mais aussi de produits ont en quelque sorte contaminé la strate suivante, à savoir la strate sociétale.

C'est la pandémie. Une crise environnementale et sociétale. Sous-entendu, une crise sanitaire mondiale.

La conséquence de ça, c'est que les gens sont malades, évidemment.

Cela devient un problème de santé publique mais aussi politique car les hôpitaux sont vite saturés et les gouvernements sont en première ligne pour agir.

Les états veulent donc freiner la propagation du virus :

- Ils confinent : ils jouent donc sur le flux de personne;
- Ils ferment les frontières et restreignent les importations de marchandises : ils jouent sur le flux de produits.

Ces flux diminués impactent à leur tour la strate économique.

Les conséquences de la diminution de ces flux et qu’il y a baisse de l'offre : les usines ne tournent plus ; mais aussi de la demande : on consomme moins quand on est confiné.

Les salariés des entreprises à l'arrêt sont mis au chômage partiel, des secteurs entiers battent de l'aile.

La crise se propage à l'économie réelle.

Ensuite, on constate un effet boule de neige :

Les populations ne contribuent plus au PIB, la baisse de la demande et de l’offre entraient une chute des valeurs boursières.

Cela est particulièrement parlant avec la chute de la demande pétrolière en Chine qui tire le marché mondial vers le bas entraînant une chute historique du prix du baril.

Le flux d’information négatif crée un manque de confiance du milieu des affaires qui réagit sur les marchés financiers.

La réaction sur ces marchés est proportionnelle à la sévérité de la crise économique, à l'effet de surprise et aux politiques de confinement populations et marchandises mises en œuvre dans les pays.

La liquidité du marché se détériore, entraînant une importante variation des prix des actifs.

La volatilité des actifs financiers augmente ce qui a pour effet d'augmenter aussi les risques.

Les banques centrales sont en première ligne pour préserver la stabilité globale de la strate financière.

Mais les incertitudes quant à la rentabilité des banques pèsent sur l'équilibre financier global.

Et donc, on peut le dire : la crise est globale, elle est systémique.

Dynamique des crises systémiques : une complexité holistique

Relance économique, chômage, dette, pouvoir d’achat des français, pressions sur les chaines d’approvisionnements… la crise actuelle a tout l’air d’une crise économique.

Et pourtant, on est d’accord : au départ il s’agit d’une crise Sanitaire. Des gens sont malades partout dans le monde.

En effet, la crise impacte par effet de domino tout un ensemble de domaines de l’activité humaine.

C’est ce qu’on appelle une crise systémique. Mais savez-vous pourquoi les crises sont-elles systémiques ?

Dynamique des crises

Je vous propose cette lecture de la dynamique des crises systémique. Parce que je l’aime bien et qu’elle a beaucoup de sens. Elle explique bien comment le plus petit dérèglement peut avoir des conséquences sur des sphères très éloignées de l’activité humaine…

Strates

On peut considérer notre monde comme un système fermé. Dans le sens où les ressources sont limitées.

Les strates de ce système sont un peu à l’image des différentes couches de la croute terrestre. Elles se superposent et sont interdépendantes.

Il n’y a pas de hiérarchie entre ces strates.

En fait, on peut dire qu’elles ont toutes leur importance dans le système qu’on connait. Un autre système pourrait se voir dépourvu d’une de ces strates ou même, en avoir d’autres en plus.

Disons qu’en général elles se composent ainsi (dessiner les unes après les autres) :

  • La strate financière

    C’est souvent le premier révélateur d’une crise. Les marchés financiers s’effondrent totalement ou partie entrainant avec eux les banques et les assurances.

  • La strate économique

    La crise financière impacte plus ou moins durement mais toujours par effet boule de neige l’économie réelle. Les effets sont visibles sur l’activité des entreprises, l’offre et la demande et bien sûr le chômage.

  • La strate sociétale

    Lorsque l’économie réelle est touchée, les impacts sont immédiatement sociétaux. Les habitudes de consommation changent, le système de valeur d’une société entière est parfois aussi mis à mal et des tensions sociétales graves peuvent émerger.

  • La strate environnementale

    Environnement et société sont intimement liés dans un sens comme dans l’autre. Lors des crises, les populations dépendent de l’environnement et l’environnement peut être gravement impacté par l’activité humaine.

Flux

Ces strates communiquent entre elles par un système de flux, plus impalpable et mobile, virtuel. Un peu comme l’air ou l’eau, les flux irriguent et nourrissent tous les niveaux du système.

Ces flux sont au nombre de 4 (dessiner les unes après les autres) :

  • Flux d’argent ou capitaux

    La liberté de circulation des flux d’argent joue aujourd’hui un rôle d’amplificateur et d’accélérateur dans la diffusion mondiale des crises financières.

  • Flux de personnes

    La circulation des personnes, els flux migratoires ou le tourisme de masse joue un rôle dans l’aggravation des crises environnementales oui économiques. Nous l’avons bien perçu pour le coronavirus, mais ce n’est qu’un exemple. L’afflux de personnes dans une zone sensible peut anéantir un écosystème naturel ou la stabilité économique ou politique d’une région.

  • Flux de produits

    La mondialisation nous le savons permet d’acheter des produits fabriqués ou cultivés à l’autre bout du monde. Les répercutions sont potentiellement nombreuses sur les strates économiques, sociétales ou environnementales.

  • Flux d’informations

    Les nouvelles technologies de communication et internet ont rendu possible la diffusion rapide et quasi immédiate de l’information à travers le monde. Lorsqu’un marché se grippe, les autres le miment à une vitesse fulgurante. L’annonce d’une épidémie locale créée des effets sur l’économie et les populations à l’autre bout de la planète. Les flux d’informations amplifient et accélèrent les conséquences d’une crise sur une strate vers les autres.

Au final, tout cet ensemble constitue le système. Lorsque les crises impactent toutes les strates nous parlons de crise systémique.

Source : Isabelle Denervaud, M. J. (2009/3 N° 134, p 108-119). Les crises, un terreau d'innovation. L'express - Roularta, "L'expansion Management Review".

La crise : un appel à l’action

De nos jours, on définit une crise comme une sorte de "remise en cause" d’un état d’équilibre

Étymologiquement, et c’est intéressant, le sens du mot crise est "faire un choix" ou « décider ». Il vient du grec, « krisis » qui renvoie à une décision à prendre entre deux choix possibles.

La crise définit donc un moment distinct dans le temps : il y a nécessairement un avant et un après une crise.

C’est une phase temporelle de changements dans une évolution donnée. Et forcément, elle secoue les habitudes.

Les dérèglements peuvent être de différentes causes mais ils interviennent toujours comme une suite logique d’un système qui arrive à son point de rupture.

Cette situation est complexe, car elle demande de se projeter dans une autre temporalité : dans l’après. Et ça, c’est très anxiogène pour le cerveau humain qui aime beaucoup le présent et le passé.

Bref, ces incertitudes sur un avenir très proches sont très vite intolérables, inacceptables. L’humain a besoin de maitriser son avenir, c’est un peu un control freak de sa propre évolution.

Face à une crise majeure, il faut donc de toute urgence : s’adapter, solutionner, créer, changer : d’abord pour se rassurer … ensuite pour survivre.

Contre toute attente, les crises sont donc des moments extrêmement dynamiques et pas du tout de latence ou de désespérance… Ce sont des temporalités pendant lesquelles les choses bougent et vite et où toute nouveauté, changement génère des conséquences fortes pour la suite.

Les crises sont donc des terreaux fertiles à tout type d’innovation. En médecine, on peut s’attaquer aux symptômes, ou bien, agir sur la cause. Dans tous les cas, il y a une sorte d’appel à l’action.